Petite veille intermittente des désinformations et autres manipulations médiatiques. Et gentille dénonciation de celles et ceux qui les commettent…

Dernier article : De quoi le « i » de « oignon » est-il le nom ? (Vanessa Burggraf)

En 2009, quand nous avons écrit, Luc Chatel et moi, « Médias : la faillite d’un contre-pouvoir » (Editions Fayard), nous nous étions fixé une règle de conduite : éviter toute attaque ad hominem afin d’éviter les règlements de compte personnels et de montrer que c’était bien un système, dans sa globalité et sa complexité, que nous dénoncions.

Depuis, les années ont passé (huit à ce jour !), de l’eau a coulé sous les ponts, et la critique des médias, tout en prenant des aspects nouveaux, insoupçonnés et peu recommandables (critique « complotiste », d’extrême-droite ou émanant des « communicants » politiques), n’a pas été vraiment confortée. En tout cas, elle n’empêche pas les auteurs de désinformations ou de manipulations de continuer à sévir dans les colonnes des journaux ou sur les ondes des médias audiovisuels. D’autant que l’idée de créer en France un « conseil de presse » (un espace de médiation entre les médias et leurs utilisateurs, tel qu’il existe dans près d’une centaine de pays dans le monde) se heurte depuis des années à l’opposition des patrons de presse et à l’incapacité des gouvernements successifs de passer outre. Du coup, les citoyens qui se sentent désinformés n’ont toujours aucun canal (sinon les réseaux sociaux) pour faire entendre leur voix.

Alors voilà : à force de pousser – intérieurement ! – des cris de colère face à telle ou telle approximation, mensonge ou erreur non corrigée (à partir desquels j’actualise d’ailleurs en permanence ma conférence gesticulée), je me suis autorisé à « franchir le Rubicon » (une belle expression de la novlangue journalistique) : régulièrement, je balancerai donc sur ce blog les dysfonctionnements qui alimentent régulièrement la critique de mon métier et les noms de celles et ceux qui les commettent.

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